« Les Mondes invisibles » – Quand les peintres du Nord faisaient parler l’invisible…

Et si une peinture pouvait être réalisée par l’intermédiaire d’un monde invisible ? C’est l’une des questions fascinantes que pose l’histoire de la peinture spirite ou médiumnique, particulièrement développée dans le Nord–Pas-de-Calais au cours du XXᵉ siècle.

Dans la région, plusieurs hommes se mettent à peindre alors que rien, a priori, ne les destinait à devenir artistes ! Ils racontent être guidés par des voix, des visions ou des forces spirituelles. Le pinceau devient alors un moyen de transmettre ce qui, selon eux, ne peut être vu à l’œil nu.

La figure la plus célèbre est sans doute Augustin Lesage (1876–1954), mineur dans le secteur d’Auchel. Un jour, au fond de la mine, il entend une voix lui annoncer qu’il sera peintre. Il se met effectivement à peindre et développe une œuvre spectaculaire, faite de compositions monumentales, symétriques, foisonnantes de détails et d’architectures imaginaires. Lesage affirme ne pas décider entièrement de ce qu’il peint : il se considère comme l’intermédiaire d’une inspiration venue d’un autre monde.

À ses côtés, Fleury-Joseph Crépin (1875–1948), ancien plombier devenu marchand de limonade, construit lui aussi un univers pictural étonnant. Ses tableaux, peuplés de fleurs, de bâtiments et de motifs minutieusement répétés, semblent obéir à une mystérieuse logique intérieure. Victor Simon (1903–1976) et Stéfan Nowak (1925-2013) participent également à cette aventure singulière, faisant du Nord–Pas-de-Calais un véritable territoire de la création médiumnique.

Longtemps regardés comme des curiosités ou comme des artistes « en dehors » de l’histoire de l’art, ces peintres vont pourtant contribuer à changer notre regard sur la création. Leur travail fait écho, quelques décennies plus tard, aux recherches de Jean Dubuffet (1901-1985) autour de l’Art brut. Celui-ci s’intéresse précisément aux productions réalisées en marge des institutions, des académies et des règles traditionnelles de l’art.

Visite chez le Poète Ferrailleur

Le Poète Ferrailleur de Lizio, c’est Robert Coudray, un artiste breton installé dans le petit village de Lizio dans le Morbihan.

Depuis plus de 30 ans, il transforme des objets de récup et divers matériaux en œuvres d’art poétiques et souvent ludiques et animées. Son « Univers du Poète Ferrailleur », est un lieu enchanté où l’on découvre plus de 70 sculptures animées, machines inutiles mais poétiques, fontaines musicales, architectures décalées, des jardins et même, et même une splendide cathédrale insolite.

Né en 1954, Robert Coudray est un véritable touche à tout, il s’exerce tout d’abord au métier de cinéaste en s’inscrivant dans une école de cinéma parisienne. Il décide de revenir sur ses terres natales au début des années 80 et s’initie alors au métier de tailleur de pierres. Il devient ensuite professeur de technologie, puis ouvre une crêperie et une cidrerie. En 2013 il renoue avec le cinéma et réalise son long-métrage J’demande pas la lune, juste quelques étoiles. Heureux les fêlés, son deuxième film est sorti en salle en novembre 2022.

Festival Photo La Gacilly 2026

Je me suis rendu à la 21ème édition du Festival Photo de La Gacilly (Morbihan). Cette année, bi-centenaire oblige, le thème est 1826 – 2026 : La photographie, une aventure française.

La Gacilly est une petite cité bretonne aux ruelles joliment fleuries qui séduisent autant par leurs maisons anciennes que par le travail des artisans qui se sont installés ici. La fortune d’un enfant célèbre du pays n’y est certainement pas étrangère

En effet, la Gacilly est le village natal et le berceau historique de la marque Yves Rocher. En 1959 il y a fabriqué ses premières crèmes à base de plantes dans le grenier familial, choisissant d’implanter ici toute sa production pour associer la cosmétique par les plantes à sa terre bretonne et développer l’économie locale.

Le festival photos édition 2026 c’est 20 Expositions gratuites et en plein air, de Nadar (206 ans) à Ingmar Björn Nolting (30ans).

L’occasion de voir les œuvres des « poids lourds » Raymond Depardon, Sebastião Salgado, Vincent Munier à la lumière du jour et aussi de contempler des « tirages » de plus de 10 m de haut (Willy Ronis).

Quand le thermomètre flirte avec les 35°C, il y a un petit air d’Arles dans cette Bretagne…

Tom Callemin à Abby Kortrijk

Une belle idée de sortie à Courtrai pour découvrir un lieu et un photographe…. (avant que l’autoroute ne deviennent payante 😟)

 Le lieu c’est ABBY Kortrijk ; un tout nouveau musée d’art visuel, ouvert en mars 2025 dans une ancienne abbaye et qui se veut ludique, accessible et ouvert à tous. Le photographe c’est Tom Callemin et son expo « double reality »(*). Des images construites avec précision, ses photos sont à Instagram ce que la slow food est au Mc Do ! Profitez en pour visiter le Béguinage Sainte-Élisabeth tout près qui a mis 37 ans à être restauré… et ça vaut le coup d’oeil.

(*)Jusqu’au 13 septembre, Mardi-Dimanche 10h00 – 18h00

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« De Hortus » à Amsterdam : une parenthèse nature au cœur de la ville

En plein cœur d’Amsterdam, le Hortus Botanicus offre une véritable bouffée d’air frais. Dès l’entrée, l’agitation de la ville laisse place au calme des allées ombragées, aux serres luxuriantes et au chant des oiseaux. Fondé en 1638, ce jardin botanique est l’un des plus anciens au monde (on y a planté le premier pied de cafeïer en Europe), mais il séduit avant tout par son atmosphère paisible et par la diversité des paysages.

Les fleurs, les feuilles aux textures étonnantes, les gouttes d’eau, les papillons et les jeux de lumière dans les serres offrent d’excellentes occasions de réaliser quelques images en proxiphoto.

Passionné de botanique, photographe ou simplement à la recherche d’un moment de calme, De Hortus est une visite fortement recommandée lors d’un city trip à Amsterdam. Particulièrement en période de canicule. C’est un endroit où l’on prend plaisir à ralentir, à observer la nature de près et à oublier, le temps de quelques heures, que l’on se trouve dans l’une des villes les plus animées d’Europe.

Dans un jardin anglais…

Heureusement sans meurtre !

Comment ne pas penser au film de 1982 de Peter Greenaway en visitant les jardins de Sissinghurst dans le Kent ?

Même si le tournage de The Draugthman’s Contract (meurtre dans un jardin anglais) n’a pas eu lieu à Sissinghurst, le jardin évoque ce même univers visuel : une Angleterre aristocratique du XVIIᵉ siècle, des perspectives soigneusement dessinées, des haies géométriques, des façades anciennes et une élégance parfois troublante. On imagine facilement un personnage en costume d’époque traversant ces paysages parfaitement composés, où chaque détail semble cacher une histoire.

Au cœur du Kent, les jardins de Sissinghurst offrent une expérience unique, à la fois botanique, historique et presque théâtrale. Créés à partir des années 1930 par l’écrivaine Vita Sackville-West et son mari Harold Nicolson, ces jardins s’organisent autour des vestiges d’une ancienne demeure élisabéthaine. Chaque espace possède son identité : le célèbre Jardin Blanc, les massifs généreux du Cottage Garden, les allées bordées de haies, les vergers et les coins plus secrets où la végétation semble dialoguer avec les vieilles pierres.

La promenade à Sissinghurst est une invitation à ralentir. On avance de chambre en chambre végétale, découvrant à chaque détour une nouvelle composition de couleurs, de parfums et de textures. La beauté du lieu ne tient pas seulement à la richesse des plantations, mais aussi à l’équilibre entre la nature maîtrisée et le charme légèrement sauvage d’un jardin habité par le temps.

Un endroit où le temps semble suspendu, entre romantisme anglais et élégance mystérieuse.

La Salsa, c’est sympa

J’ai eu le plaisir d’assister avec quelques photographes du PCL, à une répétition de salsa organisée par l’association Salsa du Nord.

Photographier la danse est un exercice intéressant. J’ai cherché à retranscrire l’ambiance « caliente » propre à la salsa, avec ses gestes, sa joie de vivre et son côté festif. Mais au-delà du coté spectaculaire, j’ai également voulu mettre en lumière l’engagement physique qu’elle exige. Derrière l’élégance des pas et la fluidité des figures se cachent de nombreuses heures de travail, de concentration et une véritable performance sportive.

Je remercie chaleureusement Marie-Antoineta eet Joeffrey de Salsa du Nord de nous avoir ouvert les portes de cette répétition, nous permettant de capturer ces instants de passion et de partage.

Soirée de remise du livre photo « Les Misérables »

C’est un projet de plus d’un an qui s’achève ce vendredi soir. Au total 4300 photos, 24 photographes qui ont suivi 10 répétitions ou représentations de l’Orchestre Régional du Pévèle Mélantois sur 6 mois.

La comédie musicale « Les Misérables, c’est la faute à Voltaire  » a été une belle aventure, maintenant immortalisée dans un livre de 160 pages.

Entre ombre et lumière, les photographes ont mis en images, les quatre-vingt acteurs, chanteurs, danseurs, musiciens et techniciens qui ont partagé cette aventure humaine et intergénérationnelle.


Une bénédiction « Ubi et Urbex »

Expo photos de Thomas Caryn à la GALERIE LE MINORELLE à Marcq-en-Barœul jusqu’au 7 septembre.

« Ubi » car on se demande où sont prises les photos, et « Urbex », parce que c’est évident. Une bénédiction qui n’a rien de papale, mais palpable car on se croirait présent dans ces lieux étrangement hantés.

De magnifiques grands formats sur alu-Dibond.

Les Voiles de Légende Dunkerque 2025

Du 10 au 13 juillet 2025, la célèbre « Tall Ships Races » fait escale à Dunkerque et crée l’événement « Les Voiles de Légende Dunkerque 2025« 

On y admire des voiliers majestueux, on y rencontre des marins du monde entier.

C’est une célébration du patrimoine maritime et l’esprit de la mer dans une ambiance conviviale et inoubliable !

  • Plus de 45 navires venus du monde entier (15 nationalités)
  • 2 000 marins à quai et en parade
  • 600 bénévoles mobilisés
  • 200 apprentis matelots formés sur place
  • 4 jours de fête maritime, de visites, de musique et de rencontres

L’album ICI