Le Monde « flandrien » de Nicolas Eekman

Jusqu’au 8 septembre se tient au musée de Flandre à Cassel l’expo « Le Monde fabuleux de Nicolas Eekman« . Nicolas Eekman, se disait « Flandrien ». Un mot qu’il a inventé pour évoquer sa culture d’homme du Nord, né à Bruxelles, de parents hollandais et il qui a fait carrière en France.

« L’originalité de son art réside dans sa réinterprétation des chefs-d’œuvre des maîtres flamands tel Jérôme Bosch, Pieter Bruegel l’Ancien ou de son contemporain James Ensor » selon la directrice du musée de Flandre Cécile Laffont.

Comme eux, Nicolas Eekman nous emmène dans un univers onirique, fabuleux, fantasque. « Dans ses tableaux, on découvre son esprit facétieux, plein de fantaisie avec même un goût pour le surnaturel !« 

Des détails truculents, improbables, des multitudes de scènes qui font vraiment penser à Jérôme Bosch ou Bruegel, l’ancien.

Une salle est consacrée à l’illustration de Till l’Espiègle facétieux saltimbanque issu du folklore allemand transposé en héro de la Flandre du 16e siècle par Charles de Coster (La légende d’Ulenspiegel).

Embrasez qui vous voulez !

A Carcassonne, des centaines de milliers de personnes (on parle de 500 000 !) se pressent sur les bords d’Aude pour assister à l’incroyable feu d’artifice qui a embrasé la Cité Médiévale ce dimanche 14 juillet.

Cette année, le feu d’artifice a rendu hommage aux Jeux Olympiques avec un spectacle composé de 16 tableaux pour 25 minutes de bonheur.

Grace à un ami, j’ai eu le plaisir d’y assister depuis un spot -que je garde secret- à table devant un verre de vin et planche de charcuterie et fromages…. avec l’âge on apprécie le confort !

Rencontres photos d’Arles

On ne présente plus « Les Rencontres d’Arles » qui sont le plus grand festival consacré à la photographie en France avec plus de 100 000 visiteurs par édition. Du 1er juillet au 29 septembre 2024, une quarantaine d’expositions réalisées par les photographes les plus réputés de la planète sont à découvrir un peu partout dans la ville, sans compter les galeries privées que l’on découvre à chaque coin de rue.

La ville offre des lieux d’exposition sublimes en profitant de ses richesses architecturales. Mais aussi des lieux décalés comme l’entrepôt du Prisunic !

Pour une première participation – attendue depuis des années- j’ai particulièrement apprécié :

  • la rétrospective Mary Ellen Mark, la première depuis la disparition de l’artiste en 2015,
  • Hans Sylvester rencontré « en vrai » dans son expo sur la pétanque et le jeu de boules en Provence
  • un moment avec Serge Assier, « self-made photograph », ami de René Char et Michel Butor et qui a photographié les célébrités du cinéma.
  • les très beaux tirages de la série « élévations » de Eric Bouvet, sur papier Awagami bamboo.

 

Calais : YUIMA NAKAZATO, une découverte surprenante

La Cité de la dentelle et de la mode de Calais présente la première exposition monographique consacrée au créateur de mode d’avant-garde japonais Yuima Nakazato.

Son travail, à la croisée de l’innovation, de la tradition et de la haute technologie, investit la voie d’une mode plus écologique. Entre l’inventivité de la haute couture et les savoir-faire séculaires japonais, sa vision poétique du vêtement est portée par une volonté de démocratiser la création sur mesure.

Yuima Nakazato, né en 1985 au Japon, est diplômé en 2008 de l’Accadémie Royale des Beaux-Arts d’Anvers. Distingué depuis ses débuts par de nombreux prix, Yuima Nakazato est le deuxième créateur japonais, après Hanae Mori, à intégrer la prestigieuse Paris Fashion Week.

Depuis 2016, les deux collections annuelles du créateur défilent en effet dans la catégorie membre invité haute couture. Yuima Nakazato imagine des pièces évolutives, durables et aptes à tisser un lien émotionnel unique avec les personnes qui les portent. Il s’appuie entre autre sur des techniques personnelles d’assemblages et sur les savoir-faire artisanaux d’Orient et d’Occident.

Une nouvelle semaine en Grèce

Rien de tel pour se ressourcer qu’un voyage en Grèce. Cette année c’est un périple sur les traces d’Alexandre le grand en Macédoine et Thessalie qui passait par les monastères des Météores, les tombes macédoniennes, et moultes églises byzantines.

Comme l’an dernier, j’ai eu envie d’une interprétation en noir et blanc, peut être parce que l’été, le ciel étant uniformément céruléen, les beaux nuages sont rares ! d’où l’album Black is the new blue II

La version in-extenso et en couleurs c’est ici : Album Photos couleurs

La Biennale de la Céramique de Steenwerck

Depuis 1999, tous les deux ans, cet évènement rassemble une quarantaine de potiers et de céramistes à Steenwerck. Commune également connue pour les confiseries de L’Atelier Des Lys et incarnant le décor du commissariat de la ville fictive de Saignac dans la série « Commissaire Magellan »…

L’occasion de découvrir l’artiste Thierry Luang Rath, véritable artiste de la dentelle de terre cuite…

L’occasion également de visiter le Musée de la Vie Rurale et ses sympathiques animateurs bénévoles.

Les photos ici

Rodin une renaissance moderne au BAM

Jusqu’au 18 août 2024, le Musée des Beaux-Arts de Mons (BAM) avec le soutien du Musée Rodin de Paris, consacre une exposition au sculpteur Auguste Rodin (1840-1917) et propose une relecture de son œuvre sous le prisme de la Belgique.

Découvertes des dessins, gravures et peintures mis ici en valeur, à coté des célèbres sculptures.

Photos de la sortie

Les fenêtres qui parlent Lille 2024

Durant 4 semaines et 5 week-ends, les artistes se sont emparés de plus de 1500 fenêtres, frontières de l’espace privé et de l’espace public !

Par les fenêtres, avec la complicité des habitants, les artistes se prêtent au jeu de la confrontation de leurs œuvres au regard des passants. Ils bouleversent le quotidien. Les rues deviennent alors des espaces à vivre collectivement…

Pour sa 23ème édition, du 16 mars au 14 avril 2024, les Fenêtres qui parlent ont investi 24 quartiers au coeur de 11 communes de la métropole lilloise. J’ai eu le plaisir d’y exposer 11 photos sur 4 fenêtres du quartier de Hellemmes. Merci à ces 4 habitants !

Quelques photos ICI , dont les 11 exposées

Autour de Gilbert Garcin : expo à Tourcoing

Gilbert Garcin est un artiste singulier. Il a prouvé qu’on pouvait devenir artiste talentueux après 60 ans. Ce photographe provençal était à la fois un jeune artiste et un homme âgé lorsqu’il s’engagea, par accident, dans la création photographique. Après une carrière d’entrepreneur dans la vente de luminaires, il eût l’idée… lumineuse de se lancer dans l’apprentissage de la photographie.

Il s’inscrivit donc dans un club-photo quelques mois après son départ en retrait. Il se prit de passion pour ce médium. Eprouvant le besoin d’améliorer sa technique, il participa en 1995, lors des Rencontres d’Arles, à un stage d’été, sous la direction de Pascal Dolémieux. Voila ce qui l’a lancé dans une aventure qui dura une trentaine d’années jusqu’à sa mort en 2020.

© Gilbert Garcin. L’envol d’Icare (d’après Léonard de Vinci)

Sous l’apparence de Mister G, inspiré par Monsieur Hulot de Tati, Gilbert Garcin parvient avec ses aphorismes visuels à nous faire voyager entre réalité et fiction.

Documentaire 10minutes produit par les Rencontres d’Arles en 2013