Autour de Gilbert Garcin : expo à Tourcoing

Gilbert Garcin est un artiste singulier. Il a prouvé qu’on pouvait devenir artiste talentueux après 60 ans. Ce photographe provençal était à la fois un jeune artiste et un homme âgé lorsqu’il s’engagea, par accident, dans la création photographique. Après une carrière d’entrepreneur dans la vente de luminaires, il eût l’idée… lumineuse de se lancer dans l’apprentissage de la photographie.

Il s’inscrivit donc dans un club-photo quelques mois après son départ en retrait. Il se prit de passion pour ce médium. Eprouvant le besoin d’améliorer sa technique, il participa en 1995, lors des Rencontres d’Arles, à un stage d’été, sous la direction de Pascal Dolémieux. Voila ce qui l’a lancé dans une aventure qui dura une trentaine d’années jusqu’à sa mort en 2020.

© Gilbert Garcin. L’envol d’Icare (d’après Léonard de Vinci)

Sous l’apparence de Mister G, inspiré par Monsieur Hulot de Tati, Gilbert Garcin parvient avec ses aphorismes visuels à nous faire voyager entre réalité et fiction.

Documentaire 10minutes produit par les Rencontres d’Arles en 2013

« MYTHO » expo de Robin Lopvet

Le Centre Régional de la Photographie Hauts de France (*) présente jusqu’au14 janvier 2024 les œuvres de Robin Lopvet. Un artiste plasticien, virtuose de Photoshop, qui en use, non pas pour tricher mais au contraire, pour montrer avec humour et décalage la fabrique de mythes cousus de fils blancs.

La première œuvre exposée est un détournement de Jérôme Bosch, c’est dire si on s’attend à croiser quelques monstres qui n’auraient pas dépareillé dans les meilleurs épisodes de Star Wars.

Il s’est rendu célèbre par son détournement d’images de petits chiens transformés en monstres « D.O.G.S » (Dangerous Objects Growing in the Sky). Ses images sont devenues virales

Made in Taiwan est une animation projetée, un empilement de photos prises lors d’un séjour à Taïwan, qui sont successivement déconstruites et reconstruites en montrant le montage photo en direct pour passer le sujet de l’une au fond de l’autre et ainsi de suite, comme pour un changement de décor à vue au Théâtre.

Un régal, dommage qu’il n’y ait pas plus d’œuvres exposées.

(*) Place des Nations 59282 Douchy les Mines

Anselm Kiefer, j’ai kifé

Au LaM jusqu’au 3 mars 2024.

Le LaM présente plus de cent-trente œuvres de Anselm Kiefer, artiste plasticien allemand reconnu internationalement pour ses pièces monumentales et son travail sur la mémoire européenne. Né à la fin de la guerre, il interroge dans son travail les démons du nazisme.

Il vit et travaille en France à Barjac et en région parisienne. 

Les œuvres témoignent de sa pratique de la photographie et de la question de la révélation de l’image, essentielles dans son œuvre. Un cocktail d’art brut et de photo !

J’ai particulièrement aimé les photos qui sortent de la baignoire (évoquant l’époque ou il utilisait sa baignoire comme cuve de révélateur). Et sa manière de faire cohabiter les extrêmes (le noir, le blanc ) tout en exprimant le passage de l’un à l’autre (comme les escaliers entre ciel et terre).

John Bulmer – Cité des électriciens à Bruay

Connue pour avoir servi de décor à « Bienvenue chez les Chtis », l’ancienne cité a été réhabilitée et transformée en en équipement culturel et touristique (ouverte en 2019).

Jusqu’au 3 décembre 2023, s’y tient l’expo « Coronation Street » des photos de John Bulmer.

En 1966, Godfrey Smith, Editeur du Sunday Time Magazine, envoie John Bulmer photographier le Bassin minier du Nord de la France. John Bulmer capture alors des dizaines d’images.

À travers une sélection de 29 tirages, c’est une chronique de la vie quotidienne des habitats des corons qui est racontée.

Ces images réveillent des souvenirs, j’avais l’âge du petit garçon à la tartine …

Le nom de la cité vient du nom des rues (Ampère, Branly, Edison, Faraday, Gramme, Laplace, Marconi, Faraday, Volta…)

Presqu’une histoire de famille (expo Mons en Bl.)

Presque une histoire de famille est un travail qui débute en 2019. A l’époque, les correspondances des photographes (Mylène Chevalier Despicht-Olivier et Thomas Despicht) prenaient la forme d’un jeu. Un dialogue mettait en parallèle leurs pratiques sous forme de polyptyques, sans plus d’idée que de faire ensemble.

Face à cet engouement, les photographes ont décidé de changer les règles du jeu. Ils ont ajouté des contraintes ou en ont retirées pour faire naître de nouvelles choses, un projet commun qui va au-delà de leurs pratiques personnelles.

L’exposition est l’occasion d’une monstration différente et correspondante à la configuration de la galerie : des tirages collés à même le mur, 2 formats. 22 polyptyques sont présentés. Ils ont été sélectionnés parmi 47 correspondances réalisées après la première exposition.

infos

instagram : https://www.instagram.com/p/CuFZVxRI3PD/

Jusqu’au 23 septembre 2023

Filtre Magique – Mercedes Klausner

Jusqu’au 23 septembre 2023 à la Maison Folie de Moulins (Lille), l’artiste argentine, Mercedes Klausner, propose FILTRE MAGIQUE. Une exposition interactive qui vise à interroger la place des femmes dans l’Histoire.

À travers une action collective de découverte et de partage, elle présente une collection de portraits de diverses personnalités oubliées ou méconnues.

La particularité ? Les portraits sont gravés sur des plaques de verre suspendues dans une salle obscure. Le visiteur est invité à l’aide de la torche de son smartphone, à « révéler » le portrait en projetant vers le mur blanc à traves la plaque de verre.

Comme un retour aux sources de la photo, bien que ce ne soit pas une « camera obscura », mais plutôt une caverne de Platon en inverse, puisque le but est de monter la réalité ce ces femmes méconnues.

L’exposition nous invite ainsi à nous interroger sur nos propres références historiques et à regarder au-delà du connu.

la liste des portraits : https://www.calameo.com/read/0074073349f5394bb29ea

Photos XXL dans un grand bol d’air

Deux Caps photo festival : c’est 230 photos XXL exposées en extérieur dans 8 communes du site des Deux Caps. A découvrir jusqu’au dimanche 5 novembre 2023.

De la couleur pour la Camargue de Thierry Vezon, des paysage d’Islande de Clément Coudeyre, d’Ecosse de Duncan Mac Arthur, ou scandinaves d’Olivier Jarry-Lacombre et Christian Delastre, en passant par les macareux de Laurent Echenoz ou la vision poétique de Nathalie Chanteau, ces 21 expositions photographiques vous entraîneront dans la lumière des paysages maritimes, la richesse de leur faune et de leur flore, et la magie de leurs images… (site https://www.lesdeuxcaps.fr/)

Mons : PLENSA y aller ! SUZAN t’emmène …

Cet été, ballade par Mons mais et pas par Vaux pour voir les expo de deux artistes et en prime un vaisseau spatial en cours d’atterrissage sur rails…

Jaume PLENSA « La part du sacré » jusqu’au 8 octobre 2023

Jaume Plensa est un sculpteur et graveur contemporain de renommée internationale né en 1955 à Barcelone. Ses sculptures monumentales ont cette particularité de dégager une énergie spirituelle particulière. « Selon une pensée inspirée du bouddhisme, quatre forces existent en nous, qui permettent de nous relier au monde. L’écoute, l’ancrage sur la terre, la respiration de l’air, la disponibilité à l’environnement. »

Une quinzaine de sculptures et installations sont répartis dans quatre sites de la ville, dont les bustes géants en plein air sur la grand place.

Thierry SUZAN « La beauté sauvera le monde » jusqu’au 29 octobre 2023

Le photographe Thierry Suzan collabore avec le magazine GEO depuis plusieurs années.
Il a participé à la publication de nombreuses couvertures, hors-série, numéros collection et
livres. Averti des blessures de la planète, le photographe partage l’esprit d’évasion du
magazine ainsi que sa manière d’appréhender les peuples et les cultures, à travers
la connaissance, la compréhension du réel et l’exigence de la pensée.

De son travail avec GEO est né « La beauté sauvera le monde », un ouvrage paru en 2017.  A Mons, on peut voir un parcours d’exposition en plein air qui présente 60 clichés de sites exceptionnels des quatre coins du monde reconnus par l’UNESCO.

La (future) gare de Mons

Un Vaisseau à la Star Trek s’est posé sur les rails de la gare de Mons. La construction de cette gare dont le projet a commencé en 2006 s’apparente en effet à une saga… interminable.

La conception est de l’ingénieur et architecte Santiago Calatrava. C’est une gigantesque passerelle qui relie les anciens et les nouveaux quartiers de la ville. C’est beau ! On retrouve un mélange d’inspirations BD-futuriste, d’art nouveau et d’architecture métalliques du XIXème.

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Aller au BAL pour « La part de choses »

A deux pas de la place Clichy à Paris, le BAL est lieu indépendant d’exposition, d’édition, de réflexion et de pédagogie, dédiée à l’image contemporaine sous toutes ses formes. Il a été crée en 2010 par Raymond Depardon, dans une ancienne salle de bal…

Jusqu’au 24 septembre 2023, le BAL présente des œuvres du photographe belge Harry Gruyaert, pionnier de la photographie couleur en Europe, qui s’inscrit dans la lignée des grands coloristes américains des années 1970. Harry Gruyaert développe depuis plus de 40 ans une approche sensible et picturale, loin des enjeux du document chers aux grandes figures de magnum photos qu’il rejoint dès 1982. (voir l’article de ce blog)

l’Exposition « La part des choses » au BALprésente pour la première fois une large sélection de tirages d’époque Cibachrome, dessinant un parcours inédit dans l’œuvre de cette grande figure de la photographie contemporaine.

Le Cibachrome permettait de produire des tirages à partir de diapositives sur un support plastique et non papier, conférant, outre une stabilité et une durabilité excellentes, des couleurs claquantes et piquées. Pour le photographe amateur que j’étais, c’était aussi la possibilité de tirer ses photos couleur soi même avec des kits abordables. J’ai encore des tirages qui ont plus de 40 ans et qui n’ont pas bougé !

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