ISAMU NOGUCHI au LAM

À travers plus de 250 œuvres (sculptures, dessins, objets de design, objets de scénographie, photographies), cette exposition, exceptionnelle tant par son ampleur que par les enjeux qu’elle met en lumière, invite à découvrir l’œuvre kaléidoscopique d’un artiste méconnu en Europe, qui a pourtant durablement marqué l’histoire.

Isamu Noguchi (1904-1988) est souvent associé au design japonais et connu pour avoir créé les célèbres lampes Akari ou l’iconique Coffee Table. Il est un artiste « absolu » dont l’œuvre concerne tout autant la sculpture, le dessin, la peinture, la scénographie, le design, jusqu’à l’aménagement paysager et l’architecture. (jusqu’au 2 juillet au LAM).

Belle expo pleine de « zénitude » ! ou l’on voit la fusion réalisée par l’artiste entre l’Est et l’Ouest et le dépassement des frontières et des catégories artistiques. (jusqu’au 2 juillet 2023)

Pour rester dans l’ambiance, une image façon « sakura » à la sortie du musée :

Immeuble ShAKe à Eurallile

Je profite des premiers rayons de soleil dardant le nouvel immeuble « ShaKE ». Le quartier semble enfin achevé, alors que le premier coup de pioche avait été donné en …1991. En effet, depuis cette époque, la foison de grues à tours constituait le décor habituel du quartier.

Le nom vient de la contraction de Share et de Work. C’est le projet de Nacarat/PCA-Stream qui é été retenu en 2017.

Haut de 12 étages pour une cinquantaine de mètres de haut, il comprend environ 30 000m2 auxquels il faut ajouter 4000m2 de terrasses (pas encore accessibles à ce jour). 

Pour les détails, je vous renvoie à une page web bien documentée sur le sujet (actualités urbanistico-économiques lilloises).

Avec le soleil, c’est plutôt beau. La forme de l’immeuble, un cheminement qui s’élève vers le ciel, pourrait évoquer un « stairway to heaven » … Bonne idée si on s’en servait comme base d’atterrissage de dirigeables, mais je n’ai pas vu ce moyen de « transport doux » figurer au Schéma Directeur des Infrastructures de Transport de le MEL !

Il faut mettre François Schuiten sur le coup !

Vidéo-mapping à Lille

Un rendez-vous qui a attiré les foules pour sa 6e édition. Le palais des Beaux-Arts, L’opéra, ou encore la gare Lille Flandres brillent de mille couleurs. Visible les 7 et 8 avril de 21 h à minuit et ensuite dans dans une quinzaine de villes en région d’avril à octobre 2023

Qu’il soit monumental, sur objet ou immersif, le mapping offre un large spectre de possibilités, et c’est ce que souhaite montrer l’équipe des Rencontres Audiovisuelles, à l’initiative de ce festival vitrine pour la région. Région qui est devenue une référence internationale en matière de mapping, et dans laquelle se tiennent des rencontres professionnelles et sont assurées des formations (Lille Actu).

Photos ici

L’Atelier Pasquero

Expo l’Atelier Pasquero, une aventure photographique lilloise à l’hospice comtesse du 31 mars au 2 juillet 2023.

La grande nef de l’Hospice Comtesse se transforme, le temps d’une exposition, en un superbe album photo et vous invite à découvrir le fonctionnement et la production d’un atelier photographique à Lille durant la 1ère moitié du XXe siècle.

A partir d’une sélection de plus de 260 photographies, objets et documents issus de l’atelier de Jean et René Pasquero, le musée montre pour la première fois dans sa globalité, le passionnant travail de ces deux photographes lillois dont l’activité s’est étendue sur près de soixante ans, de 1907 à 1969.
Acquis en 1972, le fonds de cet atelier représente une source documentaire unique sur l’histoire industrielle, sociale et architecturale de Lille et sa métropole, et illustre l’histoire d’une profession qui évolue au rythme des progrès technologiques et dont Jean Pasquero était un ardent défenseur.

Cette présentation, conçue selon un parcours chronologique et didactique, mêlant tirages et appareils photo, s’articule autour de trois moments forts : la pratique amateur de Jean Pasquero pendant sa carrière militaire, sa pratique professionnelle en tant que portraitiste avec une reconstitution de son atelier (salon d’accueil et salle de pose), et son travail de commande dans lequel il s’est spécialisé (architecture, industrie, commerce, œuvres sociales).

Un espace consacré à l’activité du laboratoire permet au public de comprendre les différentes techniques de développement et de tirages de l’époque et leurs applications.

La visite se termine de manière ludique, pour tirer des « portraits d’époque » sur fond de décor qui ressemble à l’arrivée d’un Paris Roubaix dans les années 20.

Si vous n’avez pas la chance d’y aller, le site musexplora propose une visite en 3 D

Photo ici

Dossier de presse de l’Expo

Double Horizon Saodat ISMAILOVA

Exposition au Studio National le Fresnoy jusqu’au 30 avril 2023

Comme le dit la présentation de l’expo : Saodat Ismailova développe une œuvre filmique singulière, qui embrasse d’un seul geste l’histoire et le mythe. Elle traverse la grande tradition du cinéma d’observation pour construire un nouveau langage, qui cherche à rendre compte de cultures et de croyances enfouies, rendues invisibles par la table rase du XXe siècle. « Saodat Ismailova. Double horizon » est la première exposition consacrée à l’artiste ouzbèke en France, réunissant autour de ses pièces majeures un riche réseau de conversations artistiques au sein de l’Asie Centrale et au-delà.

J’ai voyagé en Ousbekistan, comme s’il j’y allais pour de vrai, pour me dire, au soir du premier jour de voyage, que c’est vraiment un autre monde et que je n’y comprends pas grand chose … Si mon cerveau gauche buggait, je pense que mon cerveau droit a emmagasiné quelques provisions de mystères telles que la musique de Gurdjieff…

L’incertaine beauté du monde

expo Valérie Belin au MUba de Tourcoing jusqu’au27 août 2023

Considérée comme l’une des photographes les plus douées de sa génération, Valérie Belin présente au MUba une exposition d’envergure qui retrace en une centaine de photographies l’ensemble de son parcours. Cette exposition est la première à présenter une sélection aussi complète des œuvres de l’artiste, des années 1990 à nos jours.

C’est une véritable baffe que l’on se prend devant ces portraits géants. Les photos sont monumentales et captivantes.

Les images ne cherchent pas à transmettre un message explicite ; elles pourraient d’ailleurs tout aussi bien illustrer que dénoncer les canons de la mode, de la beauté, de la transformation. C’est au spectateur d’interpréter le message qu’il reçoit et l’émotion qu’il ressent. Bref, j’adore, quand on ne me dit pas ce qu’il faut penser.

LE SEPIA IMAGINARIUM

Quoi de mieux qu’une piscine désaffectée pour une expérience photographique immersive ?

Musée des Beaux Arts de Mouscron

Le Sépia Imaginarium est une exposition de photographies un peu particulière qui se tient jusqu’au 16 avril à l’ancienne piscine de Mouscron. Le bassin sert d’immense bac de révélateur ou se développe une planche contact de 24 vues composée de « métaphores improbables et interactives » du photographe bruxellois Bruno D’Alimonte . Chaque photo est ensuite fixée dans une cabine particulière avec des histoires invitant au voyage poétique. Chaque visiteur peut contribuer à l’installation artistique en racontant sa propre histoire sur un carnet mis à disposition dans la cabine.

Expo « En regards » de Michel Gantner

Si vous passez par Arras, il faut aller voir l’expo Michel Gantner au Musée des Beaux-Arts !

D’abord parce que c’est un lieu magnifique : le cloître de l’ancienne abbaye Saint-Vaast est très photogénique, ensuite parce que l’entrée est gratuite 🙂

© Michel Gantner

Au premier contact des photographies, on est presque dupés. Les images confondent spectateurs et peintures. Par exemple, difficile de séparer d’un coup d’œil, la femme au voile fushia de la peinture. Michel Gantner joue de cette confusion, avec très certainement un long travail sur la colorimétrie, pour que le tissu ait le même rendu en tableau et en photo. Il faut prendre son temps, plusieurs secondes par photo pour bien comprendre la composition, retrouver le spectateur (l’observateur) et le spectacle (la peinture).

Un image a attiré mon attention : peut-on peut être inspiré par un artiste que l’on a jamais encore vu ? Je connaissais Stefan Drashan et ses photos insolites dans les musées mais pas Michel Gantner et pourtant… J’ai fait cette photo (2) 20 mois avant de découvrir celle présentée à l’expo (1)

La Nuit de l’Académie

Ce mercredi 22 mars, les passionnés de dessin, étudiants en Arts et personnes ayant une pratique artistique amateur ou confirmée, avaient piscine !

Le rendez vous était à La Piscine de Roubaix pour la « Nuit de l’Académie » .

Au programme : quatre modèles vivants professionnels qui prennaient la pose dans le magnifique écrin du bassin.
La soirée était rythmée par la musique du groupe You Rascal Band, hommage à la musique de Louis Armstrong dans une ambiance New Orleans, et par les chorégraphies argentines de l’association lilloise Tango ? Tango !.

Toutes les photos ici

Vermeer et la camera obscura

Week end à Amsterdam pour voir l’expo consacrée à Vermer au Rijksmuseum. C’est la plus importante exposition d’œuvres de Johannes Vermeer jamais organisée. On y voit 28 des 37 tableaux attribués au peintre de Delft. C’est complet jusqu’à la fin de l’exposition prévue le 4 juin. Déja un mois avant le début de l’exposition, plus de 100 000 billets avaient été vendus.

C’est tout simplement magnifique, la vue « en vrai » des chefs d’œuvre décuple le plaisir qu’aucune reproduction ou qu’aucun procédé immersif ne peut égaler.

C’est particulièrement vrai pour les couleurs, pour le modelé de la lumière et pour la composition. Il y avait donc des artistes photographes avant Nicéphore Niepce et Nadar ! Ce qui est vrai, car Vermeer utilisait la Camera Obscura qui, si on exclut l’enregistrement chimique, est un appareil photo !

J’ai été frappé en particulier par la notion « bokeh » (flou de second plan) présent dans le tableau de la Dentellière. Ce qui est confirmé par Gregor Webe, le responsable des beaux-arts du Rijksmuseum, « Les effets d’éclairage propres à l’appareil photo se retrouvent également dans les peintures de Vermeer, laissant peu de place au doute sur le fait que l’artiste s’est inspiré de l’appareil », 

La jeune fille à la perle et la laitière reçoivent énormément d’admirateurs, et on frôle parfois la bousculade surtout quand les smarphonistes veulent leur tirer le portrait. Un avertissement à l’entrée de l’expo rappelle de rester courtois avec ceux qui profitent « en live » du spectacle,. mais apparemment il n’est pas lu…