Art’Up

Lille Art’Up! est une foire d’art contemporain créée en 2008 par Lille Grand Palais. Elle revient cette année du 9 au 12 mars, pour sa 15ème édition.

Après midi balade dans les allées d’Art’Up, un peu comme le lèche vitrine qu’on faisait gamin pour regarder avec envie les objets qu’on ne pouvait pas se payer… L’occasion de découvrir des artistes, et de trouver des sources d’inspiration.

© Jeremy De Backer

J’ai remarqué en particulier les œuvres de Jérémy De Backer, et son « Welcome to Earth », que je n’avais pas pu voir durant Lille 3000 Utopia. Il y a une émotion qui rappelle dans une certaine mesure le ressenti de la « Terre vue du Ciel » d’Arthus Bertrand.

Confidences recueillies sur le stand : il s’agit d’un vrai scaphandre, avec un vrai humain à l’intérieur. Pour la petite histoire, le vrai humain est Lucie Leguay, lauréate des Victoires de la Musique Classique 2023 dans la catégorie « révélation chef d’orchestre » et qui a commencé sa carrière à l’Orchestre National de Lille (la preuve en vidéo) et accessoirement compagne du photographe.

© Vincent Fournier [Panther melancholica]

Dans autre style, Vincent Fournier et son Auctus Animalis. Panthère constellation ou Eléphant mirage en plumes :

© Vincent Fournier [elephantus mirari]

Les Mona Lisa Iraniennes

Ce mercredi 8 mars, journée internationale du doit des femmes, vernissage à la maison de quartier de Wazemmes de l’expo de Mahjid Bhekarpisheh.

Mahjid Bhekarpisheh est un photographe iranien qui expose 20 portraits d’enfants et de femmes prises en Iran. Les regards sont magnifiquement captés.

Comme il l’écrit lui même :

«  L’étincelle des regards, les chevelures emmêlées de ces petites Mona Lisa vous parlent d’un pays si loin, si proche. Des Mona Lisa nés à la source noble de la vie et vivant dans l’espoir de toucher leurs petits rêves ! »

En effet quels sont ces rêves quand on sait que ces certains des enfants travaillent ?

Arras

Ce Dimanche, sortie du Photoclub de Lille à Arras.

Arras, son Hôtel de Ville, son Beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses deux places parmi les plus belles d’Europe.

Du haut des soixante-quinze mètres du beffroi, on contemple mille ans d’histoire : depuis le XXIème Siècle et ses tapisseries (le nom est devenu commun en anglais) en passant par les natifs du lieu : Adam de la Halle, Robespierre, Vidocq, Louise Weiss et Denis Glaser…

Pour retranscrire les nuances de la couleur du temps, il est clair que le Noir & Blanc s’est imposé !

Photos

Héliotropismes

Non non je ne vais pas remettre « l’effet Kirlian » à la mode… Mais au cœur de l’hiver sont-ce les couleurs du printemps qui me manquent ? Ou la nostalgie des pochettes de disques psychédéliques ?

Je cite wikipédia Le procédé dit photographie Kirlian (ou effet Kirlian) a été découvert accidentellement en 1939 par le technicien russe Semyon Kirlian et sa femme Valentina Kirlian. Les clichés Kirlian montrent un halo lumineux autour d’un objet. Pour Kirlian et ses successeurs, attachés au domaine de la parapsychologie et des médecines énergétiques, la photographie Kirlian serait une manifestation de l’aura humaine.

Ce phénomène est devenu populaire lors de la parution du livre de Sheila Ostrander et Lynn Schroeder, Psychic Discoveries, en 1970 (traduction française : Fantastiques recherches parapsychiques en URSS, 1973).

Dans les années 1975 – 1980 c’était un sujet récurrent dans les revues de photo, avec son lot de mystères et de fantasmes. Le paranormal faisait alors florès.

Un autre sujet dont les amateurs photo était friands c’est la solarisation, avec comme maître incontesté Man Ray. Le coté artistique de la chose était la part d’aléa dans la durée « d’insolation » du support (négatif, positif, contre type) ce qui fait qu’une fois réussi, le tirage était difficile à reproduire exactement.

Si Kirlian et la solarisation sont passés de mode en revanche le vinyle a fait un retour sur le devant de la scène. A l’âge d’or du 33T, on aurait presque acheté le disque que pour la beauté de sa pochette, en particulier celles avec des compositions « psychédéliques »….

Bref, j’ai mixé tous ces souvenirs pour mettre un peu de couleurs au cœur de l’hiver…

Et pour garder l’esprit de l’argentique, je n’ai pas sauvegardé les fichier PSD !

Les images en plus grand ICI

Deux femmes photographes du XXème siècle (1/2).

A l’occasion d’une escapade Parisienne, (re)découverte de deux femmes photographes du XXème siècle sorties de l’injuste oubli par deux expositions.

Ergy LANDAU (1896 – 1967)

Le nom m’était connu pour l’avoir vu sur des publications des années 40-50 mais (shame on me), je croyais que c’était un photographe masculin … tout comme comme André Kertész, Brassaï et Robert Capa. Elle a aussi un lien avec le patrimoine du Nord !

L’exposition rétrospective Ergy Landau (1896-1967) présentée la Maison de la Photographie Robert Doisneau retrace la trajectoire de cette photographe d’origine hongroise installée à Paris au début des années 1920.

Des années 1920 aux années 1950, Ergy Landau participe aux grands courants photographiques qui jalonnent le siècle, s’engage dans la défense des photographes, participe aux plus grandes expositions, et ses images se retrouvent dans de multiples publications, des magazines d’actualité aux publications féminines en passant par celles destinées aux bambins, ainsi que dans ces campagnes de publicité en tous genres.

Selon ses carnets, elle aurait travaillé pour le parfum Lelong «Sodico», pour la poudre pour mains Gemey, pour la maison de matériel éducatif Bourrelier ou encore pour les gants en caoutchouc Eve. En 1950 elle réalise notamment un reportage photographique pour le tricentenaire de la brasserie Motte-Cordonnier, dans le nord de la France. Ses images des bâtiments, machines, entrepôts, camions, hommes des bureaux et des ateliers au travail trouveront place dans un volume de prestige édité par l’entreprise.

Praticienne remarquable, ses photographies les plus personnelles témoignent d’un goût certain, d’un sens précis de la composition, d’un attrait pour les visages et les corps, ainsi que d’une inclination et d’un talent manifeste pour agencer les jeux de l’ombre et de la lumière. Fuyant les troubles qui secouent sa Hongrie natale, la photographe Ergy Landau rejoint Paris, alors capitale mondiale de la photographie, en 1923, et s’installe dans le XVIe arrondissement auquel elle sera fidèle jusqu’à sa mort en 1967.

Deux femmes photographes du XXème siècle (2/2)

A l’occasion d’une escapade Parisienne, (re)découverte de deux femmes photographes du XXème siècle sorties de l’injuste oubli par deux expositions.

Jan GROOVER (1943 – 2012)

Exposition présentée à la Fondation Henri Cartier-Bresson, c’est la première monographie consacrée à la photographe américaine depuis sa mort. Artiste singulière encore méconnue, bien que son impact sur la reconnaissance de la photographie couleur soit considérable. Son travail témoigne d’une grande diversité de sujets, de formats et de procédés.

Au début des années 1970, Jan Groover – délaissant sa vocation première de peintre – est remarquée pour ses polyptyques photographiques, construits autour des motifs de la route, des voitures et de l’environnement urbain. Vers 1978, Jan Groover change radicalement de sujet pour se tourner vers la nature morte. Elle débute ainsi ce qui formera l’essentiel de son œuvre, et grâce auquel elle reste aujourd’hui encore l’une des figures éminentes du genre dans l’histoire contemporaine de la photo. Pour la plupart réalisées en studio, ses compositions relèvent de procédés variés. Dans les années 1980, elles contribueront activement à la reconnaissance de la photographie en couleurs. Malgré une prééminence sans conteste de ses photographies d’objets, le travail de Jan Groover est également ponctué de paysages, corps et portraits, souvent en noir et blanc. Elle développe également un attachement pour la technique au platine et au palladium dont elle approfondira l’étude à son arrivée en France en 1991, avec plusieurs séries au format allongé très particulier (banquet camera).

Untold Stories – Expo Peter Lindbergh à Bruxelles

à Bruxelles jusqu’au 14 mai 2023

UNTOLD STORIES est une exposition consacrée à la vie et l’œuvre de Peter Lindbergh.

Le photographe, décédé à 74 ans en 2019, avait personnellement sélectionné ses images issues de différentes décennies de travail, et assemblées de manière à ce que le visiteur se raconte une nouvelle histoire (d’où le nom de l’expo).

On dit habituellement que Peter Lindbergh a photographié les plus belles femmes de son temps et qu’il a contribué à lancer les « super-mannequins » Linda Evangelista, Naomi Campbell, Cindy Crawford etc. (Polka)

C’est pour moi avant tout un superbe portraitiste. En recherchant une forme de réalité en opposition au glamour photoshopé des magazines, il arrive à photographier l’âme de ses modèles. Un peu comme s’il voulait prouver, à l’instar du défaut qui permet d’identifier un vrai diamant, que l’imperfection d’un corps permet de révéler la vraie personnalité du sujet.

Santons sous la pluie

Il parait, selon Lilleactu, que le marché de Noël de Lille est le 3e marché le plus « Instagrammable » de France. J’ai voulu vérifier… ça marche ! 103 likes en 10 heures…

Et pourtant, n’étant pas (encore) équipé pour photographier sous la pluie j’ai utilisé mon smartphone qui est IP68. (étanche sous 1m d’eau pendant 1 heure)