L’Atelier Pasquero

Expo l’Atelier Pasquero, une aventure photographique lilloise à l’hospice comtesse du 31 mars au 2 juillet 2023.

La grande nef de l’Hospice Comtesse se transforme, le temps d’une exposition, en un superbe album photo et vous invite à découvrir le fonctionnement et la production d’un atelier photographique à Lille durant la 1ère moitié du XXe siècle.

A partir d’une sélection de plus de 260 photographies, objets et documents issus de l’atelier de Jean et René Pasquero, le musée montre pour la première fois dans sa globalité, le passionnant travail de ces deux photographes lillois dont l’activité s’est étendue sur près de soixante ans, de 1907 à 1969.
Acquis en 1972, le fonds de cet atelier représente une source documentaire unique sur l’histoire industrielle, sociale et architecturale de Lille et sa métropole, et illustre l’histoire d’une profession qui évolue au rythme des progrès technologiques et dont Jean Pasquero était un ardent défenseur.

Cette présentation, conçue selon un parcours chronologique et didactique, mêlant tirages et appareils photo, s’articule autour de trois moments forts : la pratique amateur de Jean Pasquero pendant sa carrière militaire, sa pratique professionnelle en tant que portraitiste avec une reconstitution de son atelier (salon d’accueil et salle de pose), et son travail de commande dans lequel il s’est spécialisé (architecture, industrie, commerce, œuvres sociales).

Un espace consacré à l’activité du laboratoire permet au public de comprendre les différentes techniques de développement et de tirages de l’époque et leurs applications.

La visite se termine de manière ludique, pour tirer des « portraits d’époque » sur fond de décor qui ressemble à l’arrivée d’un Paris Roubaix dans les années 20.

Si vous n’avez pas la chance d’y aller, le site musexplora propose une visite en 3 D

Photo ici

Dossier de presse de l’Expo

Double Horizon Saodat ISMAILOVA

Exposition au Studio National le Fresnoy jusqu’au 30 avril 2023

Comme le dit la présentation de l’expo : Saodat Ismailova développe une œuvre filmique singulière, qui embrasse d’un seul geste l’histoire et le mythe. Elle traverse la grande tradition du cinéma d’observation pour construire un nouveau langage, qui cherche à rendre compte de cultures et de croyances enfouies, rendues invisibles par la table rase du XXe siècle. « Saodat Ismailova. Double horizon » est la première exposition consacrée à l’artiste ouzbèke en France, réunissant autour de ses pièces majeures un riche réseau de conversations artistiques au sein de l’Asie Centrale et au-delà.

J’ai voyagé en Ousbekistan, comme s’il j’y allais pour de vrai, pour me dire, au soir du premier jour de voyage, que c’est vraiment un autre monde et que je n’y comprends pas grand chose … Si mon cerveau gauche buggait, je pense que mon cerveau droit a emmagasiné quelques provisions de mystères telles que la musique de Gurdjieff…

L’incertaine beauté du monde

expo Valérie Belin au MUba de Tourcoing jusqu’au27 août 2023

Considérée comme l’une des photographes les plus douées de sa génération, Valérie Belin présente au MUba une exposition d’envergure qui retrace en une centaine de photographies l’ensemble de son parcours. Cette exposition est la première à présenter une sélection aussi complète des œuvres de l’artiste, des années 1990 à nos jours.

C’est une véritable baffe que l’on se prend devant ces portraits géants. Les photos sont monumentales et captivantes.

Les images ne cherchent pas à transmettre un message explicite ; elles pourraient d’ailleurs tout aussi bien illustrer que dénoncer les canons de la mode, de la beauté, de la transformation. C’est au spectateur d’interpréter le message qu’il reçoit et l’émotion qu’il ressent. Bref, j’adore, quand on ne me dit pas ce qu’il faut penser.

LE SEPIA IMAGINARIUM

Quoi de mieux qu’une piscine désaffectée pour une expérience photographique immersive ?

Musée des Beaux Arts de Mouscron

Le Sépia Imaginarium est une exposition de photographies un peu particulière qui se tient jusqu’au 16 avril à l’ancienne piscine de Mouscron. Le bassin sert d’immense bac de révélateur ou se développe une planche contact de 24 vues composée de « métaphores improbables et interactives » du photographe bruxellois Bruno D’Alimonte . Chaque photo est ensuite fixée dans une cabine particulière avec des histoires invitant au voyage poétique. Chaque visiteur peut contribuer à l’installation artistique en racontant sa propre histoire sur un carnet mis à disposition dans la cabine.

Expo « En regards » de Michel Gantner

Si vous passez par Arras, il faut aller voir l’expo Michel Gantner au Musée des Beaux-Arts !

D’abord parce que c’est un lieu magnifique : le cloître de l’ancienne abbaye Saint-Vaast est très photogénique, ensuite parce que l’entrée est gratuite 🙂

© Michel Gantner

Au premier contact des photographies, on est presque dupés. Les images confondent spectateurs et peintures. Par exemple, difficile de séparer d’un coup d’œil, la femme au voile fushia de la peinture. Michel Gantner joue de cette confusion, avec très certainement un long travail sur la colorimétrie, pour que le tissu ait le même rendu en tableau et en photo. Il faut prendre son temps, plusieurs secondes par photo pour bien comprendre la composition, retrouver le spectateur (l’observateur) et le spectacle (la peinture).

Un image a attiré mon attention : peut-on peut être inspiré par un artiste que l’on a jamais encore vu ? Je connaissais Stefan Drashan et ses photos insolites dans les musées mais pas Michel Gantner et pourtant… J’ai fait cette photo (2) 20 mois avant de découvrir celle présentée à l’expo (1) …

La Nuit de l’Académie

Ce mercredi 22 mars, les passionnés de dessin, étudiants en Arts et personnes ayant une pratique artistique amateur ou confirmée, avaient piscine !

Le rendez vous était à La Piscine de Roubaix pour la « Nuit de l’Académie » .

Au programme : quatre modèles vivants professionnels qui prennaient la pose dans le magnifique écrin du bassin.
La soirée était rythmée par la musique du groupe You Rascal Band, hommage à la musique de Louis Armstrong dans une ambiance New Orleans, et par les chorégraphies argentines de l’association lilloise Tango ? Tango !.

Toutes les photos ici

Vermeer et la camera obscura

Week end à Amsterdam pour voir l’expo consacrée à Vermer au Rijksmuseum. C’est la plus importante exposition d’œuvres de Johannes Vermeer jamais organisée. On y voit 28 des 37 tableaux attribués au peintre de Delft. C’est complet jusqu’à la fin de l’exposition prévue le 4 juin. Déja un mois avant le début de l’exposition, plus de 100 000 billets avaient été vendus.

C’est tout simplement magnifique, la vue « en vrai » des chefs d’œuvre décuple le plaisir qu’aucune reproduction ou qu’aucun procédé immersif ne peut égaler.

C’est particulièrement vrai pour les couleurs, pour le modelé de la lumière et pour la composition. Il y avait donc des artistes photographes avant Nicéphore Niepce et Nadar ! Ce qui est vrai, car Vermeer utilisait la Camera Obscura qui, si on exclut l’enregistrement chimique, est un appareil photo !

J’ai été frappé en particulier par la notion « bokeh » (flou de second plan) présent dans le tableau de la Dentellière. Ce qui est confirmé par Gregor Webe, le responsable des beaux-arts du Rijksmuseum, « Les effets d’éclairage propres à l’appareil photo se retrouvent également dans les peintures de Vermeer, laissant peu de place au doute sur le fait que l’artiste s’est inspiré de l’appareil », 

La jeune fille à la perle et la laitière reçoivent énormément d’admirateurs, et on frôle parfois la bousculade surtout quand les smarphonistes veulent leur tirer le portrait. Un avertissement à l’entrée de l’expo rappelle de rester courtois avec ceux qui profitent « en live » du spectacle,. mais apparemment il n’est pas lu…

Art’Up

Lille Art’Up! est une foire d’art contemporain créée en 2008 par Lille Grand Palais. Elle revient cette année du 9 au 12 mars, pour sa 15ème édition.

Après midi balade dans les allées d’Art’Up, un peu comme le lèche vitrine qu’on faisait gamin pour regarder avec envie les objets qu’on ne pouvait pas se payer… L’occasion de découvrir des artistes, et de trouver des sources d’inspiration.

© Jeremy De Backer

J’ai remarqué en particulier les œuvres de Jérémy De Backer, et son « Welcome to Earth », que je n’avais pas pu voir durant Lille 3000 Utopia. Il y a une émotion qui rappelle dans une certaine mesure le ressenti de la « Terre vue du Ciel » d’Arthus Bertrand.

Confidences recueillies sur le stand : il s’agit d’un vrai scaphandre, avec un vrai humain à l’intérieur. Pour la petite histoire, le vrai humain est Lucie Leguay, lauréate des Victoires de la Musique Classique 2023 dans la catégorie « révélation chef d’orchestre » et qui a commencé sa carrière à l’Orchestre National de Lille (la preuve en vidéo) et accessoirement compagne du photographe.

© Vincent Fournier [Panther melancholica]

Dans autre style, Vincent Fournier et son Auctus Animalis. Panthère constellation ou Eléphant mirage en plumes :

© Vincent Fournier [elephantus mirari]

Les Mona Lisa Iraniennes

Ce mercredi 8 mars, journée internationale du doit des femmes, vernissage à la maison de quartier de Wazemmes de l’expo de Mahjid Bhekarpisheh.

Mahjid Bhekarpisheh est un photographe iranien qui expose 20 portraits d’enfants et de femmes prises en Iran. Les regards sont magnifiquement captés.

Comme il l’écrit lui même :

«  L’étincelle des regards, les chevelures emmêlées de ces petites Mona Lisa vous parlent d’un pays si loin, si proche. Des Mona Lisa nés à la source noble de la vie et vivant dans l’espoir de toucher leurs petits rêves ! »

En effet quels sont ces rêves quand on sait que ces certains des enfants travaillent ?

Arras

Ce Dimanche, sortie du Photoclub de Lille à Arras.

Arras, son Hôtel de Ville, son Beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses deux places parmi les plus belles d’Europe.

Du haut des soixante-quinze mètres du beffroi, on contemple mille ans d’histoire : depuis le XXIème Siècle et ses tapisseries (le nom est devenu commun en anglais) en passant par les natifs du lieu : Adam de la Halle, Robespierre, Vidocq, Louise Weiss et Denis Glaser…

Pour retranscrire les nuances de la couleur du temps, il est clair que le Noir & Blanc s’est imposé !

Photos