Héliotropismes

Non non je ne vais pas remettre « l’effet Kirlian » à la mode… Mais au cœur de l’hiver sont-ce les couleurs du printemps qui me manquent ? Ou la nostalgie des pochettes de disques psychédéliques ?

Je cite wikipédia Le procédé dit photographie Kirlian (ou effet Kirlian) a été découvert accidentellement en 1939 par le technicien russe Semyon Kirlian et sa femme Valentina Kirlian. Les clichés Kirlian montrent un halo lumineux autour d’un objet. Pour Kirlian et ses successeurs, attachés au domaine de la parapsychologie et des médecines énergétiques, la photographie Kirlian serait une manifestation de l’aura humaine.

Ce phénomène est devenu populaire lors de la parution du livre de Sheila Ostrander et Lynn Schroeder, Psychic Discoveries, en 1970 (traduction française : Fantastiques recherches parapsychiques en URSS, 1973).

Dans les années 1975 – 1980 c’était un sujet récurrent dans les revues de photo, avec son lot de mystères et de fantasmes. Le paranormal faisait alors florès.

Un autre sujet dont les amateurs photo était friands c’est la solarisation, avec comme maître incontesté Man Ray. Le coté artistique de la chose était la part d’aléa dans la durée « d’insolation » du support (négatif, positif, contre type) ce qui fait qu’une fois réussi, le tirage était difficile à reproduire exactement.

Si Kirlian et la solarisation sont passés de mode en revanche le vinyle a fait un retour sur le devant de la scène. A l’âge d’or du 33T, on aurait presque acheté le disque que pour la beauté de sa pochette, en particulier celles avec des compositions « psychédéliques »….

Bref, j’ai mixé tous ces souvenirs pour mettre un peu de couleurs au cœur de l’hiver…

Et pour garder l’esprit de l’argentique, je n’ai pas sauvegardé les fichier PSD !

Les images en plus grand ICI

Deux femmes photographes du XXème siècle (1/2).

A l’occasion d’une escapade Parisienne, (re)découverte de deux femmes photographes du XXème siècle sorties de l’injuste oubli par deux expositions.

Ergy LANDAU (1896 – 1967)

Le nom m’était connu pour l’avoir vu sur des publications des années 40-50 mais (shame on me), je croyais que c’était un photographe masculin … tout comme comme André Kertész, Brassaï et Robert Capa. Elle a aussi un lien avec le patrimoine du Nord !

L’exposition rétrospective Ergy Landau (1896-1967) présentée la Maison de la Photographie Robert Doisneau retrace la trajectoire de cette photographe d’origine hongroise installée à Paris au début des années 1920.

Des années 1920 aux années 1950, Ergy Landau participe aux grands courants photographiques qui jalonnent le siècle, s’engage dans la défense des photographes, participe aux plus grandes expositions, et ses images se retrouvent dans de multiples publications, des magazines d’actualité aux publications féminines en passant par celles destinées aux bambins, ainsi que dans ces campagnes de publicité en tous genres.

Selon ses carnets, elle aurait travaillé pour le parfum Lelong «Sodico», pour la poudre pour mains Gemey, pour la maison de matériel éducatif Bourrelier ou encore pour les gants en caoutchouc Eve. En 1950 elle réalise notamment un reportage photographique pour le tricentenaire de la brasserie Motte-Cordonnier, dans le nord de la France. Ses images des bâtiments, machines, entrepôts, camions, hommes des bureaux et des ateliers au travail trouveront place dans un volume de prestige édité par l’entreprise.

Praticienne remarquable, ses photographies les plus personnelles témoignent d’un goût certain, d’un sens précis de la composition, d’un attrait pour les visages et les corps, ainsi que d’une inclination et d’un talent manifeste pour agencer les jeux de l’ombre et de la lumière. Fuyant les troubles qui secouent sa Hongrie natale, la photographe Ergy Landau rejoint Paris, alors capitale mondiale de la photographie, en 1923, et s’installe dans le XVIe arrondissement auquel elle sera fidèle jusqu’à sa mort en 1967.

Deux femmes photographes du XXème siècle (2/2)

A l’occasion d’une escapade Parisienne, (re)découverte de deux femmes photographes du XXème siècle sorties de l’injuste oubli par deux expositions.

Jan GROOVER (1943 – 2012)

Exposition présentée à la Fondation Henri Cartier-Bresson, c’est la première monographie consacrée à la photographe américaine depuis sa mort. Artiste singulière encore méconnue, bien que son impact sur la reconnaissance de la photographie couleur soit considérable. Son travail témoigne d’une grande diversité de sujets, de formats et de procédés.

Au début des années 1970, Jan Groover – délaissant sa vocation première de peintre – est remarquée pour ses polyptyques photographiques, construits autour des motifs de la route, des voitures et de l’environnement urbain. Vers 1978, Jan Groover change radicalement de sujet pour se tourner vers la nature morte. Elle débute ainsi ce qui formera l’essentiel de son œuvre, et grâce auquel elle reste aujourd’hui encore l’une des figures éminentes du genre dans l’histoire contemporaine de la photo. Pour la plupart réalisées en studio, ses compositions relèvent de procédés variés. Dans les années 1980, elles contribueront activement à la reconnaissance de la photographie en couleurs. Malgré une prééminence sans conteste de ses photographies d’objets, le travail de Jan Groover est également ponctué de paysages, corps et portraits, souvent en noir et blanc. Elle développe également un attachement pour la technique au platine et au palladium dont elle approfondira l’étude à son arrivée en France en 1991, avec plusieurs séries au format allongé très particulier (banquet camera).

Untold Stories – Expo Peter Lindbergh à Bruxelles

à Bruxelles jusqu’au 14 mai 2023

UNTOLD STORIES est une exposition consacrée à la vie et l’œuvre de Peter Lindbergh.

Le photographe, décédé à 74 ans en 2019, avait personnellement sélectionné ses images issues de différentes décennies de travail, et assemblées de manière à ce que le visiteur se raconte une nouvelle histoire (d’où le nom de l’expo).

On dit habituellement que Peter Lindbergh a photographié les plus belles femmes de son temps et qu’il a contribué à lancer les « super-mannequins » Linda Evangelista, Naomi Campbell, Cindy Crawford etc. (Polka)

C’est pour moi avant tout un superbe portraitiste. En recherchant une forme de réalité en opposition au glamour photoshopé des magazines, il arrive à photographier l’âme de ses modèles. Un peu comme s’il voulait prouver, à l’instar du défaut qui permet d’identifier un vrai diamant, que l’imperfection d’un corps permet de révéler la vraie personnalité du sujet.

Santons sous la pluie

Il parait, selon Lilleactu, que le marché de Noël de Lille est le 3e marché le plus « Instagrammable » de France. J’ai voulu vérifier… ça marche ! 103 likes en 10 heures…

Et pourtant, n’étant pas (encore) équipé pour photographier sous la pluie j’ai utilisé mon smartphone qui est IP68. (étanche sous 1m d’eau pendant 1 heure)

Merci d’être venus…

A l’expo de fin d’année du Garage 47.

Les visiteurs avaient bravé le froid de ce week-end de décembre, pour venir voir les sculptures, les tableaux, les céramiques, les tableaux et les photos. Il sont repartis avec des provisions pour les lutins du Père Noël.

Photos ICI

J-4 pour l’expo au Garage 47

Françoise Joye, Elisabeth Halloo Joye et Pierre Loyez vous proposent de découvrir leurs peintures, photos, aquarelles, livres d’artiste, sculptures et objets déco lors de l‘Expo vente de fin d’année au Garage 47 (47 rue Colpin à Villeneuve d’Ascq) qui se tiendra Vendredi 9 de 17h à 19h, Samedi 10 de 14h à 19h et Dimanche11 Décembre 2022 de 14 h à 19h.

Vous êtes cordialement invités au Vernissage le Vendredi 9 Décembre 2022 à partir de 17h.

Et si vous achetiez vos cadeaux à un artiste? Original, inimitable, personnel et pas plus cher 😊

Au programme :

  • Présentation et dédicace du livre « Chroniques imaginaires » : Samedi 11 Décembre 2022 14h/19h.
  • Démonstration de cuisson Raku (cuisson spectaculaire de céramique dans le feu ) : Dimanche 11 Décembre à 15h30

Le Louvre Lens a 10 ans

Ce 4 décembre, jour de la Sainte Barbe, sainte-patronne des mineurs (1) est le 10ième anniversaire du Louvre Lens.

Je cite un manuel scolaire:

« Redonnant fierté aux habitants du bassin minier et offrant à leur territoire une nouvelle image, c’est aussi un outil de cohésion sociale. Surtout, le Louvre-Lens renforce l’attractivité culturelle de la région dans une zone où la présence des grands équipements culturels reste encore faible… »

La Galerie du Temps est vraiment un lieu magique qu’il faut parcourir. A chaque visite, une nouvelle émotion ; ni tout fait la même, ni tout à fait une autre. Aucun dispositif dit « immersif » ne fait mieux pour parcourir 5 000 ans de l’histoire de l’art.

(1) lorsque j’étais enfant, le 4 décembre était un jour de fête et férié. Comme souvent dans les villes minières, les festivités était accompagnées en musique par l’Harmonie Municipale, dans laquelle j’ai joué quelques temps en deuxième clarinettiste. Aucun rapport avec le musée ! quoique … aller en balade vers Lens convoque ma Galerie du Temps personnelle…

L’occasion de revoir ici les photos faires lors de l’inauguration.